Le Plan d'Action politique et stratégique

de la Résistance Irakienne.

(Al Minhaj)*

شبكة البصرة

La Résistance héroïque irakienne dirigée et menée par le Parti Baath Arabe et socialiste, définit ses objectifs stratégiques en tant que mouvement de libération pour "chasser les forces occupantes, libérer l'Irak et le sauvegarder unifié et une patrie pour tous les irakiens."

 

Basé sur ces objectifs un Plan d'Action politique et stratégique de la Résistance irakienne a été établi et conçu pour la phase de la Résistance et de la libération.

 

L'Irak occupé :

 

C'est l'Irak géographique, "La République d'Irak", pays souverain, fondateur et état-membre de la Ligue arabe et un état-membre des Nations-Unies dont les territoires sont occupés par les forces états-uniennes, britanniques, australiennes etc.. à la suite d'une agression contraire aux lois internationales et aux traités des Nations-Unies et qui a été une cible de guerre le 19 avril 2003. Ces circonstances ont conduit à la déposition de son gouvernement légitime et à nommer une "Authorité Provisioire d'Occupation". Toutes décisions prises ou toutes politiques établies par l'Occupant tels que institutions, ministères, comités etc.. pour remplacer le gouvernement légitime de la République d'Irak, et ce à partir du 9 avril 2003 sont considérées nulles et illégqles et faisant partie intégrale de l'Occupation et la Résistance les traite comme elle traite avec l'Occupation elle-même.

 

Les forces d'Occupation :

 

Ce sont les forces militaires, les organismes, les agences et les organisations attachées aux Etas-unis, au Royaume-uni et à l'Australie ou à tout autres nationalités qui se trouvent sur le sol de l'Irak occupé ainsi tous ceux qui sont impliqués d'une façon ou d'une autre en tant que forces multinationales par la suite de la Résolution 1483 du Conseil de Sécurité considérant l'Irak comme pays occupé. Toute décision prise après l'Occupation de l'Irak à la suite de la guerre entreprise par les Etats-unis, le Royaume-uni ou par d'autres forces étrangères de la coalition internationales, tout autorités quelle que'elle soit, etc seront considérées et traités en tant que Forces Occupantes et sont par ce fait considérés comme des cibles légitimes pour la Résistance dans sa guerre de libération.

 

La Résistance Irakienne :

 

La Résistance Irakienne est la Résistance Nationale Irakienne, dirigée et menée par le Parti Baath Arabe et socialiste, à travers ses cadres militants, l'armée héroïque irakienne, les forces de la Garde Républicaine, les valeureuses Forces Spéciales, les Forces intrépides de la Sécurité Nationale, les Moujahidins de l'Organisation vaillantes des Fiddayins de Saddam, la Résistance patriotique irakienne, et les dignes volontaires arabes qui agissent sous différents titres, noms ou formations de mobilisation et selon les besoins des opérations de combat, de la confrontations et des attaques contre les occupants étrangers qu'ils (les volontaires Arabes) soient déjà en Irak ou qui viendront sur son sol dans l'avenir quelque soit leur nationalité, quelque soit leurs titres ou leurs appellations ou la durée de leur séjour. L'une des missions principales de la Résistance dans sa guerre de libération, tout en combattant les forces d'occupation quelques soient les liens établis entre ces forces, c'est d'intervenir par des moyens techniques et administratfs pour perturber, interrompre et empêcher l'Autorité Provisoire de mener à bien ses plans politiques, économiques sociaux ou culturels. Les opérations de la Résistance couvre tout le territoire immaculé de l'Irak d'une extrêmité à l'autre, incarné par l'unité du sol irakien, affirmant l'unité de l'Irak, et la défense de l'Identité Arabe de l'Irak particulièrement ciblée par les les Occupants ou par ceux qu'ils choisiront quelqu'ils soient. 

 

Introduction :

 

Dans notre confrontation avec les autres (au niveau arabe régional ou international), nous devons comprendre que la confrontation présente avec les Etats-unis, depuis le Cessez-le-feu annoncé par ces derniers en février 1991, était un prétexte de choix eu égard les objectives stratégiques états-uniens, dans la région et dans le monde. L'Irak depuis, ne fût point la cause de quelques crises que ce soit concernant l'exécution des résolutions internationales ultérieures. La confrontation actuelle imposée par les US a donné au leadership irakien une marge de manoeuvre pour  traiter une série de crises.  Les médias appartenant aux multinationales ont présenté l'Irak comme la source de ces crises dans la région et le monde.

 

A l'exception du défi irakien persistant et effectif à l'encontre des Résolutions états-uniens et britanniques concernant les soit-disant zones d'interdiction des vols, l'éventail de ce que l'on appelle couramment les crises successives de la question irakienne, fût utilisé par les Etats-unis pour ratifier, développer, falsifier et activer la trajectoir de la confrontation qu'ils ont imposée à l'Irak pour des raisons de politiques générales ou allant de pair avec les intérêts des deux administrations successives pour faire face à leurs crises ou à leurs échec électoraux ou dans le monde. Cette situation fût incarnée par les multiples Résolutions du Conseil de Sécurité qui en fin de compte imposaient des conditions outrepassant les exigences spécifiques du Cessez-le-feu, qui, encouragées par les Etats-unis entreprenaient d'établir des résolutions internationales pour préparer et justifier l'attaque du système politique de la République d'Irak. 

 

Attaquer le système politique de l'Irak, de la part des Etats-unis pour l'occuper est un fait connu et diagnostiqué depuis 1972. L'ensemble de ce projet est basé sur les intérêts (impérialistes) états-uniens, commandé en son temps par l'équation de la guerre froide, les conséquences de l'agression de 1967, le retrait britannique de l'Est de Suez, "le Golfe arabe" et les politiques et les crises énergétiques, dans les annés 1970 et 1980 du siècle dernier.

 

Cette confrontation - 30 pays ont participé à l'agression de 1991- a pris aujourd'hui, à la suite de l'Occupation la la forme d'une Résistance nationale armée. Il existe d'autres éléments qui gérent la marche de cette confrontation, cependant tous ne sont pas étrangers aux intérêts états-uniens dans la région et dans le monde.. Ces facteurs ont leur origines dans :

 

1- La fin de la guerre froide et la recomposition politique et économique de l'Europe.

2- La nécessité particulière pour les US d'agir de façon unilatérale et d'utiliser la force maximum.

3- L'arrivée aux affaires par des moyens douteux de la droite conservatrice aux Eats-unis.

4- L'influence des raids du 11 septembre sur les prises de décision et la conceptualisation des politiques des affaires étrangères conduites par la mal famée administration de Bush fils et la mise au point d'un discours de guerre sur le plan politique, économique, de sécurité et de défense.

5- La surexploitation de "la guerre contre le terrorisme" pour établir et imposer de nouvelles alliances et des façons de vivre sur les pays, les sociétés et les cultures.

6- La stagnation continue de l'économie états-unienne et son entrée en phase de crise.

7- L'échec des promesses énergétiques états-uniennes promises pendant la campagne électorale.

8- La mise au point d'un rôle "israélien" nouveau, plus important encore, sur le plan sécuritaire et administratif mis au service des Etas-unis concernant les ressources pétrolières de la Méditerrannée orientale, des régions de l'Asie centrale ou plus lointaines encore et en particulier celles provenant du Golfe Arabe. Cet élément supplémentaire possède en lui même une corrélation dialectique avec les moyens et les plans pour trouver une solution pacifiste au conflit arabo-sioniste.

 

Les visées annoncées et les visées réelles :

 

1- Viser le système politique irakien est un fait connu et analysé depuis 1972, conçu et mis au point par les stratèges états-uniens et surtout par Henry Kissenger (un républicain) alors conseiller de sécurité nationale. Toutefois la mise en pratique de cette politique, était déterminée, voir limitée par :

 

- L'équilibre de la guerre froide.

- Les différentes orientations, liens et allégeances des pays de la région. 

- Les conséquences des deux guerres de juin 1967 et d'octobre 1973

- L'ambition de certains régimes arabes de jouer un rôle régional toléré par les Etas-unis et jaillissant des conséquences des deux guerres, d'où il est ici nécessaire d'en évoquer la nature (à l'époque). Il s'agît en effet des régimes syrien, jordanien, égyptien et iranien. Et comme nous l'avons dit plus haut, cet objectif était difficile à atteindre, car il exigeait la collaboration et la conspiration des pays de la région vu l'héritage/les crises du passé de l'Irak. A cette époque, il ne faut pas l'oublier, les prétextes pour envahir l'Irak n'étaient point différents, dans leur dimensions, de ceux d'aujourd'hui : raisons sécuritaires et économiques (la sécurité et la suprématie d' "Israël" et les intérêts pétroliers.) 

 

2- Dans tous les cas lorsque les Etas-unis planifiaient leurs projets pour la région s'étendant du nord de l'Afrique et jusqu'à "l'Asie centrale", l'Irak y était une cible de premier ordre en tant qu'unité géopolitique et économique, pour des considération géographiqes et de réserves pétrolières et de la composition de sa population et liées à la nature de son système politique. Ajoutons à cela les rôles qu'il a joués ou qu'il pourra jouer, et leurs influences sur les régimes arabes d'un côté et sur l'Organization des Pays Exportateurs du Pétrole(OPEC) et sur les masses arabes de l'autre.  

 

3 - Les Etas-unis avaient établi, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale un lien entre la sécurité de l'arc géographique s'étendant de l'Océan pacifique passant par le l'Océan indien et la mer d'Arabie, et ce pour des raisons diverses, en agissant de façon unilatérale sur le plan politique et sécuritaire, sans l'intervention ou la participation d'autres pays occidentaux ou de l'Organisation de l'Atlantique Nord (Otan). Ainsi ces implications des Etas-unis, faisait l'objet d'analyse et d'étude en ces régions (Vietnam et Corée). Les objectifs stratégiques états-uniens sont, entre autres, le contrôle et à des degrés différents et selon les besoins, du Golfe arabe. En contôlant les entrées du Golfe, ils peuvent, sans encombre et pour des raisons géographiques et de communications, avoir dans leur point de mire l'Irak. L'ouverture de l'Irak vers l'est de la Méditerrannée ou la Mer Rouge, ces vingt dernières années, a été un genre de desserement partiel de l'étau, déterminé par les Etas-unis à travers leurs alliances ou leur emprise sur les pays voisins de l'Irak se situant sur les côtes en question.

 

4- Les Etas-unis du fait de l'héritage colonialiste britannique et dans la logique comportementale impérialiste et du fait de l'équilibre des forces imposées par la guerre froide, regardaient avec suspicion et méfiance l'évolution des choses dans le sous-continent indien. En effet leur alliance historique avec le Pakistan portait toujours en son sein des coups bas et une conspiration à l'encontre de l'Inde dont les relations priviligiées de l'époque avec certains pays arabes et surtout l'Irak, fût la cause de la conspiration états-unienne, qui établissait un lien entre les intérêts politiques, sécuritaires et économiques pakistanaises, avec les régimes de la pénisnsule et du golfe arabes, pour contrecarrer les politiques indépendantes de l'Irak et son rôle éminent dans le mouvement des Pays Non-Alignés. 

 

5- La période se situant entre septembre 1980 et septembre 2001 fût riche en expérimentations et situations qui ne doivent en aucun cas être étrangères des politiques visant le sytème politique d'Irak, et cela sans parler des outils et de la nature des alliances et le fait de tolérer ou des fermer un oeil concernant des conflits directs ou indirects, pour divers rasions, dans la mesure ou ils ne dépassaient point le seuil toléré par les visées stratégiques des Etas-unis envers la région pour ce qui est de l'énergie et de la sécurité "d'Israël". Ici il est important de noter que deux guerres en cette période, ont visé l'Irak et en voulaient publiquement à son système politique pour divers prétextes. Ces deux guerres ont été imposées à l'Irak parce que ses politiques et ses orientations pan arabes étaient considérées incceptables, vu l'identité et les politiques du régime Irakien qui n'acceptait jamais que l'on utilise la religion ou l'impérialisme pour confronter le nationlaisme et l'Arabité. Les deux guerres mentionnées et la confrontation actuelle ont surtout parié sur les éléments de divisions dans le tissu irakien et arabe. L'une des déductions de ces guerres visant l'Irak et son système politique, nous démontre l'implication et l'alliance des pays voisins pour des raisons de suivisme historique ou de servilité à l'Occident, ou en vue de jouer quelque rôle, leur permettant de continuer d'exister au service des intérêts internationaux qui contôlent la région.

 

La préface historique ci-dessus, était nécessaire pour démontrer que les vraies visées des Etas-unis dans leur confrontation continue avec l'Irak ne sont point liées aux résolutions internationales établies après le Cessez-le-feu de février 1991. En fait ces visées n'ont pas changé depuis 1972. Elles correspondaient en fin de compte, à la stratégie états-unienne envers la région tout d'abord et enver le monde ensuite.

 

Envers la région : l'identité, les politiques et les réalisations du système politique en Irak, contredisaient les intérêts états-uniens en ce qui concerne l'affirmation et la guarantie de la sécurité et de la suprématie d' "Israël".

 

Envers le monde : concernant le contrôle et l'affirmation de l'identité politique et de développement du pétrole irakien, les positions connues de l'Irak, au sein des pays exportateurs du pétrole (OPEC) et la politique étrangère indépendante de l'état irakien. Le retard qu'a témoigné le rétablissement des relations diplomatiques interrompues depuis 1967 avec les Etats-unis, l'orientation volontariste en vue d'un équilibre scientifiique et défensif avec "Israël", le rôle des états non-arabes alliés aux Etats-unis et qui rôdaient autour de l'Irak, les aides économiques irakiennes aux pays arabes et aux autres, l'établissement du principe d'intérêts équilibrés dans les relations avec des pays européens influents.. etc tous ces éléments allaient à l'encontre de la stratègie globale US.    

 

En tous les cas, la confrontation des Etats-unis avec l'Irak a été et reste toujours intégrée et ayant un lien dialectique avec la mise en pratique de leurs visées stratégiques sur le plan régional et global, comme démontré plus haut. Cette confrontation est, souvent, activée lorsque les intérêts politiques, économiques et sécuritaires des Etats-unis se trouvent directement ou indirectement, menacés, par l'Irak ou par tout autre pays. Ces visées sont devenues plus évidentes et plus apparentes, lorsque, le Jour du Nidaa (l'Appel) en 1990, l'Irak a ébranlé les intérêts colonialistes hérités de l'accord Sykes-Picot et qui continue aujourd'hui encore de ronger en (son esprit et sa forme) toute la région du Levant arabe.

 

Pour soutenir ce que nous venons d'expliquer nous pouvons avancer les remarques suivantes :

 

- La Nationalisation en tant que décision nationale et panarabe, a été traitée et considérée par les Etats-unies comme une menace pour leurs stratégies dans la région et dans le monde.

- La participation irakienne, qui a surpris tout le monde et que personne n'avait prévue, dans la guerre d'octobre 1973, a été prise en compte dans le cadre d'une possible confrontation pour les mêmes raisons citées plus haut.

- Les initiatives nationales pour trouver une solution pacifique à la question kurde.. pour les mêmes raisons..

- La position de l'Irak et ses initiatives panarabes concernant les premiers accords de Camp David.. mêmes raisons.

- La guerre provoquée par l'Iran et la riposte défensive et militaire dans la bataille d'Al Qadissya...mêmes raisons

- Les initiatives de l'Irak pour activer la coopération arabe commune et la fondation du Conseil de Coopération Arabe (CCA)..mêmes raisons

 

Dans le même cadre lorsque, le 11 septembre 2001, la sécurité nationale US fût ébranlée par les raids sur New York et Washington et dans lesquels l'Irak n'avait rien à voir, le système politique en Irak a été de facto considéré comme une cible priviligiée par les plus hautes instances décisionnaires des Etas-unis. Leur "guerre contre le terrorisme" dans ses parcours politiques et militaires contenait et avait même désigné comme point de mire le système politique en Irak qui en devînt l'objectif numéro un. En outre et lorsque les Etats-unis était encore sous le choc des frappes de New York et Washington, l'administration actuelle a envoyé un message d'avertissement au leadership irakien mettant plus tard leurs menaces en pratique. Comme nous l'avons mentionné plus haut, voilà ce qui confirme la justesse de notre analyse que l'Irak et son leadership était le point focal de la stratégie des Etats-unis au niveau régional et mondial, pour la "sécurité d'Israel" au niveau régional d'une part et de l'autre, pour le contrôl du pétrole au niveau planétaire.

 

Ajoutons à cela, si l'on compare la manie des Etats-unis concernant les armes de destruction massive, prétexte de leur guerre contre l'Irak et contre son leadership, avec leur approche du problème militaire et balistique nord coréen - la Corée du nord fait partie de l'axe du mal avec l'Irak et l'Iran, sa menace contre les Etats-unis est réelle du fait de la géographie et de ses capacités militaires, les villes à l'Ouest des Etats-unis, leurs forces déployées en Corée du sud et leurs alliés en Asie de l'Est sont des cibles potentielles ! - nous disions que cette approches n'était point à la hauteur du défi et de la menace d'en face. En effet cette comparaison entre les situations de l'Irak et celle de la Corée du nord, parait paradoxale mais nous confirme quand même les faits suivants :

 

- La sécurité d' "Israêl" est, plus importante pour les US, que celle de son alliée la Corée du sud.

 

- L'Irak arabe "assiégé", à l'époque, et ses capacités pétrolières"entravées" sont plus dangereuses pour les Etats-unis et leurs alliés que la Corée du Nord en manque de pétrole et qui détient des capacités nucléaires et balistiques réelles.

 

- Les pays voisins de l'Irak ont été entraînés dans la guerre et on leur a imposé l'agression militaire initiée par les Etats-unis, tandis que les voisins coréens se comportaient selon leurs intérêts régionaux  et ouvraient une porte pour une solution négociée avec la Corée du nord.

 

Les faits et paradoxes cités ci-haut sont des exigences stratégiques des Etats-unis quant à leurs intérêts économiques, politiques et sécuritaires, pour justifier leurs guerres du point de vue géographique, nationaliste, culturel - ou de civilisation.

 

Ici, il est important de rappeler que la gestion et le commandement de la Résistance pour chasser l'occupation et libérer l'Irak, ne sont en fait qu'une continuation qualitative de la confrontation, car la situation telle qu'expliquée plus haut du fait de son importance et de ses dimensions reste, bien entendu, une confrontation historique qui ne s'est jamais interrompue. Toutefois pour des raisons de démonstartions, d'analyse et des implications futures qui ont confirmé et confirment la justesse de nos analyses, nous devons avancer ce qui suit :

 

1- La crise d'août 1990 appartient à l'héritage colonialiste britannique de l'Irak et tout ce qui en a découlé depuis le traité Sykes-Picot en 1917 considéré en son temps comme contraire au patriotisme irakien et une atteinte à la souverainté nationale et régionale de l'Irak,  contredisant à long terme les intérêts sécuritaires et panarabes dans toute la région du Levant arabe.

 

2- Le traité en question, portait en son sein des crises futures et sa continuité et son rebondissement vont de paire avec la création et la  continuité de "l'Entité sioniste" sur la terre de Palestine.             

 

3- Aussi cette crise, couvait ou s'enflammait chaque fois que le patriotisme irakien trébuchait ou renaissait et au rythme de l'influence de ce patriotisme et de son interaction avec l'environnement national arabe de l'Irak.

 

4- Ce traité est enfin, un outil de prédilection utilisé par le colonialisme impérialiste, dans l'exécution des stratégies -hier britanniques, aujourd'hui états-uniennes, dans la région et dans le monde, et parfois manipulé à volonté, par diverses administrations états-uniennes  pour des politiques internes électoralistes mesquines.    

 

Ainsi cette confrontation s'inscrit dans une dimension historique même si elle se déroule aujourd'hui. Qu'elle ait surgî dans un passé récent ou plus tard, elle doit être considérée du point de vue de sa durée, une confrontation historique. Les conséquences de cette confrontation, dans sa durée historique, ses causes et ses composantes, ont été toujours commandées par son flanc irakien. Elle l'a été en tout cas depuis août 1990. Vingt ans auparavant, cette crise continuait de couver sans résultats tangibles. Elle devînt ainsi, dans le jargon de l'impérialisme états-unien la confrontation du siècle. Elle a même emprisonné, depuis août 1990 - à travers les phases de la confrontation - les différentes administrations états-uniens dans leurs obstination les obligeant à imposer sur des pays soit disant rangés de leurs côtés, une guerre liée aux politiques et aux intérêts états-uniens, conduite et gérée par les Etats-unis et qui allait à l'encontre des intérêts des pays en question. Ainsi cette confrontation du point de vue de sa gestion, de son contenu et de ses visées, est une confrontation mondiale, contre l'Irak, qui a nécessité et qui nécessite des alliances imposées par la diplomatie ou par la terreur,

 

Etant donné que les Etats-unis agîssent pour le compte d'une unique partie régionale qu'est " l'Entité sioniste", le maintien de cette confrontation d'un point de vue historique va de pair avec la création artificielle de cette "Entité sioniste", lui permettant ainsi coûte que coûte de jouir d'une suprématie sur la Nation arabe tout entière.. Les Etats-unis dans leur implications et dans leur gestion de la confrontation, n'aperçoivent que la sécurité et la continuité de cette "Entité" ce qui confirme l'aspect panarabe de la confrontation.

 

La continuité de la confrontation et la continuité de la Résistance :

 

L'objectif stratégique des Etats-unis de changer le système politique en la République d'Irak, n'aurait jamais pu voir le jour à moins que :

 

1- de continuer, d'accroître et d'activer la confrontation ;

 

2- de mettre en échec toutes les tentatives du leadership irakien pour lever l'embargo ;

 

3- d'entraver l'action politique et économique irakienne envers les pays de la région et dans le monde ;

 

4- de réorganiser et intégrer les régimes arabes dans "la mesure du possible" dans le projets états-uniens, entrepris avec succès, afin de changer le système politique en Irak, et de forcer ces régimes à accepter le fait accompli, sans mot dire sur ce qui se passe en Irak ou ce sur ce qu'il adviendra de leurs régimes ou de la région par la suite.

 

5- d'essayer de lier directement, les visées stratégiques à la légitimité des prétextes, d'entreprendre l'agression militaire dirigée par les Etats-unis et d'assurer ce leadership unilatéral, individuel et militaire, contrôler ses résultats décisifs dû à la suprématie militaire des Etats-unis, leur permettant ainsi d'imposer les conséquences politiques de l'action militaire, et de s'adapter "en principe" aux contre coups ultérieures et à leurs conséquences pour atteindre leurs objectifs stratégiques en occupant l'Irak, comme une première étape dans leur stratégie régionale et globale.

 

Le Leadership politique irakien avait en son temps analysé et bien avant l'agression, les situations et les possibilités suivantes :

 

- La confrontation avec les Etats-unis ne restera pas uniquement politique, du fait des initiatives et de la qualité des politiques irakiennes face à cette crise, qui ont réussi à diviser d'un point de vue objectif les positions entre les Etats-unis et les britanniques leur servile allié, d'une part, et les autres membres permanents du Conseil de Sécurité, de l'autre. Ce point de vue devenait de plus en plus prépondérant, à mesure que le changement du système politique en Irak devenait "un principe déclaré" et stratégique états-unien dans la région, non seulement aujourd'hui mais longtemps auparavant, et que l'Irak ne pouvait rien pour arrêter cette confrontation mais essayait tout pour l'éviter.

 

- Trouver un compromis avec les Etats-unis en génèral et quelque soit la nature de l'administration résidant à la Maison Blanche, est  une possibilité presque nulle, et sa mise en oeuvre nécessite un changement en profondeur de la géopolitique de la région dessinée depuis 1917, conduisant ainsi à la défaillance géopolitique actuelle dans l'Orient Arabe, incarnée par la création compulsive de l'Entité sioniste qui determine, elle-même les rôles, politico-social, politico-culturel et politico-sécuritaire de chacune des unités géopolitiques au point de fonder ou de changer les politiques des pays de la région dans les seuls intérêts présents et futurs de cette Entité. Les Etats-unis - l'Imperialisme états-unien - ont hérité de l'Angleterre (colonialiste), tout en le développant et en l'activant, le droit d'imposer leurs points de vu sur les composantes géopolitiques de la région utilisant pour y parvenir, des moyens différents et des pratiques novatrices pour atteindre leurs objectifs stratègiques dans la region et dans le monde, et tout cela au service de la sécurite et de la suprématie d' "Israël", l'hégémonie et le contrôle des flux du pétrole et les politiques de l'énergie.

 

- L'impuissance officielle arabe dans le meilleur des cas et leur conspiration, dans les pires, n'ont pas et ne pourront jamais entreprendre une confrontation avec les US pour arriver à trouver un compromis. Malgré tout cela l'attitude officielle arabe, impuissante et sélective s'en tenait quand même à la légalité internationale, comme voie de sortie, annulant ainsi toute possibilité de compromis avec les Etats-unis.

 

-De même la fin des rôles accordés aux principaux régimes arabes du Golfe, après ou avant l'occupation militaire des Etats-unis, à la suite de l'agression de 1991 ou après le 11 septembre 2001 ainsi qu'à l'Iran pour son Islam - spécifique- taillé sur mesure, remplaçant le rôle des séoudiens affaiblis sur le plan politique et islamique, après la défaite du communisme et la fin de l'Islam "collborateur et soumis" qui va donner naissance à l'Islam "du Refus et de la Résistance" contraire à la nature et aux orientations mêmes du régime séoudien. L'Iran ainsi pourra prétendre jouer un rôle quant à "sa position actuelle" envers l'Islam qui refuse et qui résiste les conséquences de la guerre d'agression Etats-unienne contre l'Afghanistan et contre l'Irak voisin.

 

- Les Etats-unis ont manipulé et mis sur pied la montée en puissance des petits pays dans la région du Golfe et ailleurs dans la patrie arabe. Ainsi la situation de ces pays dépendaient du degré de leur servilité et de leur suivisme automatiques pour garantir la survie de leur rôle, pour le renouveler, ou le pérenniser de façon héréditaire même en des régimes non royalistes. Ainsi les petits pays ont pu de cette sorte jouer des rôles influants au détriment des grands pays arabes, le critère étant la normalisation avec l'ennemi sioniste et l'alignement et le soutien aux politiques états-uniennes, et l'aval de leur guerre et leur occupation de l'Irak. Ces pays étaient par la suite ordonnés d'avaler des couleuvres et d'accepter le fait accompli de l'Occupation, et ses conséquences sur leurs propres régimes.

 

- Le leadership irakien avait diagnostiqué aussi et longtemps après la normalisation avec l'Egypte au milieu des années quatre-vingt, la profonde crise du régime égyptien actuel, héritée de l'ère Sadate, sa paralysie ou sa mauvaise volonté de la contourner et sa léthargie à traiter de ses conséquences. Cet état des choses neutralise et limite les capacités de l'Eygpte, ce grand pays arabe. L'attitude du régime égyptien était flagrante comme l'ont démontré son hésitation, sa peur, et son ineptie politique dans le cadre du "Conseil de Cooperation Arabe" (CCA) en son temps, et sa méfiance du régime séoudien et d'autres états arabes, individuellement ou en tant qu'axes, et cela malgré l'importance de l'Egypte du point de vue du nombre de sa population, et sur le plan historique, politique, culturelle, et militaire.

 

- Lorsque le leadership de l'Irak a établi un lien objectif entre la lutte du peuple palestinien contre l'occupation sioniste et la lutte du peuple irakien pour briser l'embargo, les Etats-unis proposaient à certain régimes arabes, une solution au rabais à la Cause palestinienne contre la condition sine qua none de déposer le régime politique en Irak sous couverture de la légitimité internationale et de l'application des résolutions du Conseil de Sécurité. Ces mêmes résolutions ont-elles abouti à l'enlèvement des armes Irakiennes de destruction massive comme première étape pour nettoyer l'ensemble du Moyen-Orient de ces mêmes armes. L'Irak en fin de compte était sincère. Il ne détenait pas d'armes de destruction massives. Aujourd'hui qui va demander aux régimes arabes de mettre en oeuvre le paragraphe  14 de la Résolution 768 ?

 

Les situations et les probabilités analysées ci-dessus rentrent dans le cadre de la vision stratègique du leadership irakien, concernant :

 

1- la continuité de la confrontation.,

2- l'inévitable agression illégale sur le plan international.

3- la complicité de certains régimes arabes.

4- la suprématie militaire de l'ennemi.

5- l'expectative et l'opportunisme de certains pays de la région. 

6- le fait d'accorder à l'Entité sioniste des rôles sécuritaires, de gestion, et politiques du fait de l'agression et de ses conséquences.

7- la fin des rôles accordés à certains régimes arabes.

8- les tentatives de partition et de division de l'Irak. 

9- la servilité de l'opposition irakienne aux plans de l'Occupation et aux intérêts mesquins sectaires, raciaux, et communautaristes.

10- l'élaboration, l'adoption et l'extension de la Résistance armée pour qu'elle devienne une guerre de libération nationale ayant son propre Plan d'Action politique et stratègique.

 

Ainsi l'objectif de la Résistance irakienne armée conduite et menée par le Parti Baath Arabe et socialiste en tant que mouvement de libération nationale est de : "chasser les forces d'occupation et libérer l'Irak afin de le sauvegarder unifié et une patrie pour tous les irakiens."

 

 

Les choix de la Résistance :

La Résistance irakienne construit et développe ses choix à partir de :

 

1- Son patriotisme et son profond enracinement en l'Irak, Berceau de la Civiliastion.

2- Son appartenance à la nation arabe.

3- Son ressourcement profond de la Civilisation islamique

4- Son expérience accumulées du Jihad et du combat.

5- Sa compréhension de la nature de la confrontation continue et de ses exigences..

6- Ses pratiques révolutionnaires puisées dans son combat quotidien.

7- Son inspiration de la pensée du Baath et de son message,

8- Son analyse, sa remise en question et son évaluation des succès et des combats dans la Résistance contre l'Occupation.

9- Son observation et son diagnostique des rôles des agents et des collaborateurs de l'Occupation à l'intérieur.

10- Du suivi et du tri des régimes arabes avant ou après l'Occupation.

11- De l'ingérence des pays voisins étrangers, de leurs combines et coopération avec l'Occupation pour servir leurs intérêts au détriment de l'Irak, et de son unité nationale.

12- De l'opportunisme économiques de certains à l'ombre de l'occupation..

13- De la mise à jour du rôle joué par "l'Entité sioniste", l'évolution de ce rôle et la collaboration de certains régimes arabes et/ou le croisement d'intérêts d'autres forces régionales.

 

Ainsi la Résistance irakienne en tant que mouvement de libération croit :

 

1-  en la continuation de la Résistance aussi longtemps qu'il y a occupation et sous n'importe quel titre ou sous n'importe quel prétexte et sur n'importe quelle parcelle du sol d'Irak et sans tenir compte des résolutions internationales précédant l'Occupation.

 

2-  en la légitimité de la Résistance et en son droit d'entreprendre l'action militaire et/ou d'autres et de combattre par les moyens appropriés les forces d'Occupation, comme individus ou équipements, groupements, compagnies, camps militaires, quartiers généraux, comités, organismes, lignes d'approvisionnement, services, unités et centres d'appui et des bâtiments occupés, et de sécurité etc.

 

3-  en la légitimité et l'obligation de combattre aussi les collaborateurs et les agents, individus, parties, comités etc.. et/ou ayant différents titres et appellations.

 

4-  dans le fait d'empêcher et de perturber les efforts de l'Occupation qui visent la saisie, le pillage, la confiscation ou l'exploitation, et cela de quelque façon que ce soit, des richesses, des services ou des biens de l'Irak, et au droit de la Résistance d'utiliser les moyens et les méthodes appropriés pour parvenir à cet objectif, qu'ils soient militaires, administratifs ou techniques.

 

5- en l'extension de la Résistance armée sur l'ensemble du territoire d'Irak et en l'action et en la participation de tous les Irakiens, en portant une attention particulière à leurs obligations qui vont de pair avec leur droit après la libération de l'Irak quels qu'ils soient et quelle que soit leur appartenance.

 

6- en l'aboutissement vers une Armée de Libération de l'Irak, comme une évolution qualitative dans le combat de la Résistance pour la libération d'Irak. 

 

7- en l'impossibilité d'obtenir un soutien quelconque des régimes arabes, du fait de la nature même de ces régimes et de leur servilité et en particulier les régimes fantoches voisins de l'Irak, qui n'ont plus aucun rôle à jouer, qui ambitionnent en avoir d'autres, ou qui attendent que les Etats-unis leur en accordent de nouveaux avec la bénédiction de "l'Entité sioniste" afin de servir la stratégie régionale états-unienne. 

 

8- en l'obligation et dans le droit des masses arabes de rejoindre la Résistance Irakienne Armée basée sur leur patriotisme et leur droit nationaux non contradictoires avec la responsabilité et le droit patriotiques des Irakiens. 

 

Dans le Combat actuel de la Résistance et du Jihad, et dans son évolution future, les actions de la Résistance resteront, tout en réalisant des objectifs tactiques, en harmonie avec l'objectif final, visant à aggraver l'impasse politique et moral de l'administration Etats-unienne et de son allié britannique dûe à leurs mensonges et aux prétextes utilisés pour agresser et occuper illégalement l'Irak. En effet les objectifs tactiques de la Résistance rendront prépondérant l'objectif stratégqique qui vise à chasser l'Occupation et à sauvegarder l'Irak unifié et une patrie pour tous les irakiens. Ainsi la Résistance en son action armée et de combat, joue un rôle influent dans l'aggravation de l'impasse politique de l'Administration actuelle des Etats-unis lors des élections présidentielles et les élections générales au Royaume-Uni afin de faire échec aux mensonges et aux programmes politiques promis et entretenus par les cercles décisionnaires états-uniens et britanniques et démontrer à l'électeur états-unien et britannique les faits suivants :

 

- Les mensonges des objectifs annoncés et l'illégitimité des prétextes visant le système politique en Irak ainsi que son occupation.

 

- L'impossibilité de mettre en pratique les programmes politiques, économiques, sécuritaires etc..de l'Occupation, sur le sol irakien et par là l'impossibilité de les généraliser dans la région ou dans le monde, les confinant et les définissant comme essentiellement inhérents à la nature et au caractère sanguinaires de l'impérialisme incarné par les Etats-unis et à leur conspiration contre l'Irak et la Nation arabe, qui, (les Etats-unis) ayant exploité le déséquilibre des forces dans le monde, ont eu recours de façon unilatérale, à la force tyrannique,  pratiquant le Credo de l'agression et de l'occupation. 

 

- Perturber les rôles que pourraient jouer certains pays arabes conspirateurs, du fait de leur servitude et de leurs obligations à traiter avec l'Occupation et ses conséquences, et leurs brûler les doigts chaque fois qu'ils touchent au dossier irakien et aggraver de cette manière leurs problèmes politiques, économiques et sécuritaires.

 

- Aggraver les crises dans la région et empêcher les voisins de réaliser des gains au détriment de l'Irak, et leur faire payer très cher leur soutien à l'Occupation et leur acceptation de traiter avec ses conséquences sur le plan intérieur en Irak, qui visent l'unité nationale irakienne au détriment d'intérêts raciaux, sectaires, ethniques, et communautaristes liés à l'Occupation et dépendants d'elle. 

 

Basée sur le Plan d'Action politique et stratégique, la Résistance héroïque irakienne s'étend, continue de combattre dans les différentes phases de la Confrontation, traverse avec confiance les phases de la guerre de libération nationale et donne l'exemple triomphant comme d'autres l'ont fait avant elle et, en des périodes différentes de l'âge de l'humanité pour faire face aux forces du mal, de l'agression et de l'occupation.

 

Vive l'Irak libre.. A bas l'occupation.. Défaite soit-elle..

Vive la Résistance héroïque Irakienne..

Vive les militants du Baath et vive le camarade Secrétaire Général, Secrétaire de l'Irak, Saddam Hussein.

Gloire et éternité pour les martyres irakiens les plus vénérés..

Dieu est le plus grand.. Dieu est le plus grand..

 

Le Parti Baath arabe et socialiste

Irak, le 9 septembre 2003

 

Traduit de l'arabe par Abu Assur

للاطلاع على النص (الاصل) العربي : المنهاج السياسي والستراتيجي للمقاومة العراقية

شبكة البصرة

الثلاثاء 29 محرم 1427 / 28 شباط 2006

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